"MEDISANCES"
(J. Benelli / O. Runel)
J'entends, j'entends médire de moi
De la rue, jusqu'au fond des bois,
Ce sont des choses qui n'se font pas.
Il cherche une proie, c'est un rapace
On déblatère derrière mon dos,
Et ce sont mes alter-ego.
Des rumeurs, des ragots
Je continue : let's go !
Excusez moi, mais moi je trace
Je tords le cou à la rumeur,
Mais j'l'entends pas crier de douleur
Désenchanté je fais l'chanteur
On parlera d'moi, et là, pour sûr,
Qu'on dira plus n'importe quoi.
Aux rumeurs, aux ragots,
J'fais voir mon bas de dos !
On n'entend qu'moi à la radio,
J'passe en " prime time ", dans l'tube catho,
Y'a plus de hic, seulement du fric !
Je lis ma vie dans les journaux
J'fais grimper l'tirage d'un hebdo,
J'annonce : " trois bébés pour bientôt !"
On m'voit couché sous une princesse
Puis faire la queue à un tire-fesses
Enfin " tout seul en pleine détresse "
Si y'a photos, y'a procès,
Atteinte à vie privée !
Je tends l'oreille, on parle de moi,
" Celui là, avec l'oseille qu'il a,
L'a même pas honte, pourtant y'a de quoi !
Pour sûr, il sait bien se placer,
Vous savez qu'il fait les lits du Tout-Paris ! "
Non c'est vrai ?, mais si puisque j'vous l'dis !
Eh ben dites-moi !..."
Draps tirés, teint brouillé
Faut bien continuer !
Je passe à la postérité
On me démolit dans " Libé "
Pour " Elle ", je suis " l'Homme de l'année "
Nouvelle valeur, je fais l'20 heures,
Histoir'de faire taire la rumeur,
Qui dit qu'je suis une chauve-souris !
On en dit un peut trop
Je repars à zéro !
J'entends, j'entends médire de moi
De l'Equateur à l'Alaska,
Ce sont des choses qui n's'inventent pas.
Je chasse mes proies, la nuit tombée,
Y'en a qui m'ont vu m'envoler
En criant par une cheminée.
J'marche au radar, depuis qu' j'suis star,
J'entends des voix, j'devrais m'méfier,
D'autres, pour moins qu'ça, ont fini au bûcher !
Médisances ou ragots,
Aucune prise, j'vole plus haut !